La ministre des Finances du Mozambique, Carla Louveira, et l’ambassadrice de Chine à Maputo, Zheng Xuan, ont signé, le 26 octobre, un accord-cadre s’inscrivant dans la stratégie mozambicaine de gestion de la dette publique à moyen terme 2025-2029. Cette signature marque une étape importante vers l’adaptation des échéances de remboursement aux capacités financières du pays, contribuant ainsi à la viabilité des finances publiques, selon un communiqué du ministère des Finances.
L’accord intervient après une récente rencontre entre le président mozambicain, Daniel Chapo, et son homologue chinois, Xi Jinping, lors d’une visite d’État.
La ministre des Finances s’est félicitée de cet accord-cadre, qui doit alléger la pression immédiate sur le budget de l’État. « Cet ajustement permettra de préserver la capacité de l’État à investir dans les infrastructures, à assurer la fourniture des services essentiels et à répondre aux besoins de la population, en conciliant le respect des engagements financiers et les exigences du développement national », a-t-elle déclaré. Elle a précisé que la mise en œuvre de l’accord devrait se poursuivre par la formalisation des instruments financiers auprès de la Banque d’import-export de Chine (Exim Bank).
Le Mozambique exprime sa reconnaissance à la Chine
Le gouvernement mozambicain a exprimé sa reconnaissance aux autorités chinoises et à l’Exim Bank pour leur esprit de coopération, tout en réaffirmant son engagement en faveur d’une gestion prudente de la dette publique et de la mobilisation de ressources destinées au développement économique et social.
De son côté, l’ambassadrice chinoise a réaffirmé la volonté de Pékin de poursuivre son soutien au Mozambique et d’approfondir la coopération financière ainsi que le partenariat bilatéral en faveur du développement du pays.
Le rééchelonnement des remboursements devrait permettre au Mozambique d’alléger la pression immédiate sur ses finances publiques, d’améliorer la prévisibilité de ses engagements et de renforcer la gestion de sa trésorerie. Le gouvernement disposerait ainsi d’une plus grande marge de manœuvre pour financer ses projets prioritaires.