Le Sénégal accueille les tout premiers Jeux olympiques de la Jeunesse organisés sur le sol africain, du 31 octobre au 13 novembre 2026. La cérémonie d’ouverture, qui a eu lieu le 31 octobre, a donné lieu à un spectacle grandiose, mobilisant 1 115 artistes et interprètes, dont 628 danseurs et près de 1 500 costumes.
L’événement sera le théâtre de compétitions qui opposeront près de 2 700 jeunes athlètes représentant 204 comités nationaux olympiques, jusqu’au 13 novembre, dans 25 sports de compétition et 10 sports d’engagement répartis entre les villes de Dakar, de Diamniadio et de Saly.
Les organisateurs de l’événement se sont efforcés de faire du village olympique, situé sur le campus de l’université Amadou-Mahtar Mbow, dans la ville de Diamniadio, à 30 km de la capitale, Dakar, un lieu où la solidarité et la cohésion entre athlètes sont érigées en motifs fondamentaux de l’olympisme durant ces Jeux.
Un lieu de parfaite égalité
Selon le correspondant de RT, qui s’est rendu sur le site du village olympique, les lieux sont un espace de discussion, de décompression et d’amusement qui accueille les athlètes au terme de leurs performances sportives. Ils ont été conçus de manière à écarter les enjeux sportifs au profit d’un lieu de paix, de solidarité et de fraternité entre diverses cultures et nationalités.
« Le village est parfait, on a échangé avec d’autres personnes, tout est parfait ici », expliquait la taekwondoïste malienne Mariame Diallo. Le même enthousiasme a aussi été recueilli auprès de Larry Trusida, journaliste zimbabwéen couvrant les JOJ, qui a d’abord salué la bonne préparation de l’événement avant de déclarer : « J’aime bien le village olympique. C’est bien, c’est très propre. J’ai visité certaines chambres, elles sont très agréables. »
Pour sa part, Seydina Omar Diagne, secrétaire général du Comité national olympique et sportif sénégalais, a affirmé que « l’importance d’un village olympique, c’est d’abord de raffermir les liens entre les différentes délégations ; cela permet aussi de montrer aux délégations que, quel que soit le statut de l’athlète, tout le monde vit dans le même endroit et dans les mêmes conditions ». Le responsable a expliqué l’esprit de parfaite égalité qui règne dans les lieux, où « les délégations ne se reconnaissent qu’à travers leurs tenues ».
Les Jeux olympiques de la Jeunesse de Dakar 2026 constituent la quatrième édition du genre, après Singapour 2010, Nankin 2014 et Buenos Aires 2018. Pour ses organisateurs, l’événement constitue un nouveau chapitre pour le mouvement olympique, entre compétitions, liens humains et valeurs olympiques entre jeunes d’Afrique et du monde.