France

Malgré les polémiques, Le Pen reste en tête, Philippe progresse, la gauche recule

À 200 jours du premier tour, le baromètre Ifop-Fiducial place Marine Le Pen entre 31% et 36%. Édouard Philippe se qualifie systématiquement pour le second tour tandis que Jean-Luc Mélenchon et la gauche marquent le pas.

Le compte à rebours est lancé vers le 18 avril 2027. Créditée de 31 % à 36 % des intentions de vote selon les configurations, Marine Le Pen fait toujours la course en tête. Sa quasi-stabilité (entre -1 et 0 point) impressionne, alors que le terrain n’a exposé qu’un tiers des sondés aux révélations de Mediapart sur de vieux écrits attribués à Jordan Bardella.

Édouard Philippe, donné entre 16 % et 21 %, reprend des couleurs. Chaque fois qu’il est testé, le maire du Havre se qualifie pour le second tour.

Face à Gabriel Attal, il fait deux fois mieux (16 % contre 8 %). Frédéric Dabi, de l’Ifop, y voit « un début de décantation dans le bloc central » alors que la tournée des bistrots de Gabriel Attal vire au fiasco.

À gauche, Jean-Luc Mélenchon conserve la première place du camp progressiste (14 % à 17 %), mais glisse d’un à deux points et ne se qualifie plus pour le second tour dans aucune des dix hypothèses testées… Mais il y a trois jours, une autre étude d’opinion le donnait au second tour dans toutes les configurations, ce qui invite à la prudence.

Raphaël Glucksmann, estimé entre 9 % et 13 %, reste le mieux placé des candidats à la primaire sociale-démocrate, loin devant Olivier Faure ou Ségolène Royal (3 % à 4 %).

Bruno Retailleau (LR) oscille entre 5 % et 11 %, tandis qu’Éric Zemmour stagne entre 3 % et 4,5 %.

Le sondage, réalisé du 25 au 29 septembre auprès de 1 393 personnes, laisse encore ouvert le match pour la deuxième place, mais confirme pour l’instant la solidité de Marine Le Pen et la dynamique favorable à Édouard Philippe.