Potentiellement un mauvais coup de pub pour La France insoumise (LFI), alors que le gouvernement accuse le parti de Jean-Luc Mélenchon d’attiser une fronde lycéenne qui a dégénéré en « violences urbaines ». Ancien collaborateur parlementaire de la députée LFI Ersilia Soudais, Ritchy Thibault a été interpellé le 1er octobre à Saint-Denis, en région parisienne, en marge d’un rassemblement de lycéens et d’étudiants.
« On va attaquer tous les commissariats de police », lance le jeune homme dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, mégaphone en main, devant une foule de manifestants. « Demain, on va mettre le feu à l’Élysée. Le 17 octobre, ça va être mille fois pire que les Gilets jaunes. Est-ce que vous êtes chauds ? Est-ce qu’on va former des barricades ? Est-ce qu’on va faire la révolution ? », poursuit-il.
Une autre vidéo montre son interpellation par trois policiers en civil. Son avocat, Me Henry Braun, a dénoncé sur X des « méthodes dignes d’un État policier qui veut museler les opposants », allant jusqu’à évoquer un « kidnapping en pleine rue ».
« L’activiste était sous contrôle judiciaire avec interdiction de participer à une manifestation », a pour sa part précisé Le Figaro, revenant sur ses démêlés avec la Justice. Fiché S depuis 2023, Ritchy Thibault est actuellement poursuivi pour avoir menacé de mort Emmanuel Macron lors du Salon de l’agriculture en février 2024. L’audience avait été particulièrement mouvementée : il avait été expulsé de la salle avant la poursuite de son procès.
« Éborgneur, n’oublie jamais que nous sommes le pays de la Révolution française, le pays qui fait tomber la tête des monarques ! », avait-il lancé au chef de l’État. Son contrôle judiciaire lui interdisait notamment de participer à des manifestations. Lors de son procès, il avait d’ailleurs déclaré devant le tribunal qu’il n’entendait pas respecter cette mesure.
Au printemps 2025, alors qu’il accumulait les griefs à son encontre, LFI avait pris ses distances avec Ritchy Thibault.