Samedi 24 octobre
Poubelles à Marseille
Premiers heurts et feux de poubelles à Marseille, où la manifestation touche à sa fin
Des poubelles ont été incendiées dans la cité phocéenne, en marge de la manifestation. Des images montrant des heurts, entre forces de l'ordre et des manifestants, apparaissent.
Nantes & Clermont
La situation se tend à Nantes et Clermont-Ferrand
Un canon à eau était également de sortie à Nantes, ainsi que des Centaures, où la situation s’est tendue. À Clermont-Ferrand, les manifestants ont atteint le centre-ville, malgré l’interdiction des autorités.
Masséna
Canon à eau à Nice, des manifestants dispersés place Masséna
Un canon à eau a été « utilisé » à Nice, selon un correspondant de BFMTV, afin de disperser les manifestants qui se sont regroupés place Masséna malgré les avertissements de la police.
Le 22 octobre, la préfecture des Alpes-Maritimes avait publié un arrêté interdisant les regroupements et « manifestations revendicatives » ce 24 octobre de 8h à minuit dans plusieurs quartiers de la ville, dont la place Masséna.
Selon des journalistes présents sur place, il n’y aurait « pas du tout les mêmes profils » que lors des violences du 17 octobre.
Slogans anti-flics
Des slogans anti-police scandés dans le cortège parisien
« C’est assez agressif dans les slogans, après on est habitué », a confié à BFMTV le commissaire Olivier Bourde, sous-directeur de l’ordre public à la préfecture de police de Paris, interrogé sur les slogans anti-police scandés dans le cortège de la manifestation parisienne, évoquant un « point noir ».
Mélenchon
« Il y a vraiment une volonté de provocation », accuse Jean-Luc Mélenchon
Estimant que les autorités françaises auraient « profité » du moment « de sidération » qui a suivi la fusillade meurtrière à Trappes, dans les Yvelines, pour « créer un foyer de désordre » en annonçant le changement de parcours du cortège parisien, le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a accusé le gouvernement Lecornu de « réuni[r] les conditions du désordre », alors que ses partisans réunis à Paris incarnent le « sang-froid » et la « discipline collective ».
« Il y a vraiment des manières détestables de gouverner la France », a-t-il fustigé auprès de LCI, après avoir interpelé l’équipe de BFMTV sur les « remarques racistes » de la chaîne. Puis il a refusé de répondre à une de leur question sur ses revendications.
« Il est temps de céder », a par ailleurs lâché le dernier tribun de la politique française à l’adresse d’Emmanuel Macron, face aux revendications exposées lors de cette nouvelle journée de mobilisations car, « après, il ne lui restera plus que la porte de sortie ». « Il va comprendre que ça va se répéter toutes les semaines », a-t-il ajouté.
Tensions à Lyon
Premières tensions à Lyon
À Lyon, les forces de l’ordre auraient répliqué par du gaz lacrymogène à des jets de projectiles, dont des pavés. Des charges ont également eu lieu. Plus tôt dans la matinée, un premier rassemblement d’environ 150 personnes à proximité de l’université Lyon 3 avait été dispersé par les forces de l’ordre.
Maire du XIIIe à Paris
À Paris, le maire du XIIIe assure que « toutes les dispositions » pour sécuriser le nouveau parcours ont été prises
« Nous avons pris toutes les dispositions possibles pour sécuriser les chantiers, pour faire en sorte que la voie publique soit le maximum dégagée », a déclaré à BFMTV le maire divers gauche du XIIIe arrondissement de Paris, Jérôme Coumet. L’édile a également annoncé la fermeture préventive de « pas mal d’équipements, des jardins et le grand parc sportif Carpentier pour des raisons de sécurité évidentes ».
Alors que la manifestation parisienne s’est élancée peu après 14h, heure locale, de la porte d'Italie pour rejoindre la porte de Vincennes, le ministre français de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé l’interpellation de 135 personnes, notamment lors de contrôle en amont des rassemblements, dont 17 à Paris. Le ministre a précisé qu’« à date », « 136 actions de voie publique » avaient été enregistrées contre « 264 au même moment » le 17 octobre.
Après les scènes de chaos, qui ont fait le tour du monde la semaine précédente, plus de 70 000 policiers, gendarmes et pompiers ont été mobilisés pour cette nouvelle journée de mobilisation nationale.