« On ressort de cette réunion avec la confirmation que le compte n’y est pas, sur la question des salaires notamment », a déclaré ce 27 octobre à une équipe de BFMTV la secrétaire générale du syndicat enseignant SNES-FSU Sophie Vénétitay, au sortir d’une réunion avec le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray. Pour l’heure, le gouvernement Lecornu prévoit la suppression de 1 588 postes d'enseignants pour la prochaine rentrée scolaire.
C’est « absolument inacceptable », a ajouté la représentante syndicale, après avoir fustigé un « déclassement salarial très important » qu’aurait essuyé le personnel de l’Éducation nationale, que « tout soit renvoyé au débat parlementaire », et d’évoquer un appel à la grève le 5 novembre. Une journée de mobilisation, et de grèves, « pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie », annoncée début octobre par une intersyndicale réunissant la CFDT, la CGT, FO, l’UNSA et la FSU.
La veille, les syndicats étudiants et lycéens, reçus par le Premier ministre, avaient exprimé leur mécontentement à l’égard des mesures proposées et ont appelé à poursuivre la mobilisation les 31 octobre et 5 novembre. « Tout n’est pas encore satisfait et nous irons au bout », avait lancé Louis Letoublon, vice-président de l’organisation « Les Lycéens ! »
« Nous, ce qu'on demande, ce n'est pas plus de transparence. C'est-à-dire qu'on ne veut pas mieux savoir comment on est sélectionné. Ce qu'on veut, c'est tout simplement ne plus être sélectionné », a lancé le co-secrétaire général de l'Union syndicale lycéenne Marius Ménil, qui veut en finir avec la plateforme d'orientation Parcoursup. « On ne fera, dit-il, aucun compromis ».