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Aux Émirats, Netanyahou aurait rencontré secrètement plusieurs délégations arabes

Selon Yedioth Ahronoth, cette réunion aurait été préparée par le chef du Mossad, Roman Gofman, en réponse à une demande saoudienne d'assistance face aux attaques des Houthis. Les échanges auraient notamment porté sur l'Iran et une coopération régionale en matière de défense aérienne.

La visite discrète de Benjamin Netanyahou aux Émirats arabes unis dimanche 27 septembre ne se serait pas limitée à son entretien avec le président Mohammed ben Zayed. Selon Yedioth Ahronoth, qui cite des sources informées, le Premier ministre israélien aurait participé à une réunion avec des représentants de plusieurs pays arabes, dont l'Arabie saoudite, le Qatar, le Maroc, la Jordanie et la Libye. Aucun de ces États n'a confirmé sa participation.

Selon le récit rapporté, cette réunion aurait été préparée par le chef du Mossad, Roman Gofman, et accueillie par MBZ, en réponse à une demande saoudienne d'assistance face aux attaques des Houthis. Les discussions auraient porté sur l'Iran, le Yémen et la coopération régionale en matière de défense aérienne. La présence saoudienne serait particulièrement notable : Riyad ne reconnaît pas Israël et aucune normalisation diplomatique n'a jusqu'ici abouti.

Une communication officieuse

Plusieurs mouvements d'avions ont alimenté les spéculations. Durant la présence de Netanyahou à Abou Dhabi, un Hercules marocain, un appareil militaire qatari, un avion gouvernemental libyen et un appareil émirati venant de Riyad ont été repérés. Ces mouvements ne prouvent toutefois pas à eux seuls l'identité des participants. Les versions publiées par les médias israéliens divergent d'ailleurs sur la liste exacte des pays représentés.

La partie officiellement confirmée de la visite reste plus limitée. Les Émirats et Israël ont reconnu lundi la rencontre entre Netanyahou et MBZ, indiquant qu'elle avait porté sur les relations bilatérales et les défis régionaux, notamment l'Iran. Le chef du Mossad et plusieurs hauts responsables sécuritaires israéliens l'accompagnaient.

Si la réunion élargie était confirmée, elle révélerait surtout l'existence de canaux sécuritaires discrets entre Israël et plusieurs capitales arabes, y compris celles sans relations diplomatiques avec l'État hébreu. La menace iranienne et l'offensive des Houthis semblent favoriser des coordinations qui restent politiquement trop sensibles pour être assumées publiquement.