À un peu plus d’un mois des élections de mi-mandat, Donald Trump repart en campagne à marche forcée. Le président américain a entamé une tournée de 32 jours, avec plusieurs meetings prévus chaque semaine pour tenter de mobiliser l’électorat républicain et préserver les étroites majorités du parti au Congrès. Texas et Oklahoma ont ouvert la séquence, avant des déplacements dans des États plus disputés comme l’Ohio ou le Nebraska.
L’offensive s'inscrit toutefois dans un contexte politique difficile pour la Maison Blanche. Un récent sondage Reuters/Ipsos a mesuré la cote d’approbation de Trump à 32 %, son plus bas niveau depuis le début de sa carrière politique. Une enquête AP-NORC publiée cette semaine montre surtout la fragilité du président sur l’économie : seuls 26 % des Américains approuvent sa gestion économique et 17 % son action contre la hausse du coût de la vie.
Une aide de 5 000 dollars
L’inflation persistante, la hausse des prix des carburants liée notamment à la guerre avec l’Iran et les effets des droits de douane nourrissent le mécontentement. Trump a lui-même reconnu avoir mal expliqué son bilan économique, tout en continuant à défendre ses choix commerciaux et diplomatiques.
La stratégie républicaine repose donc largement sur sa capacité à remobiliser sa base. Trump demande à ses partisans de considérer le scrutin comme s’il figurait lui-même sur les bulletins de vote et multiplie les promesses, dont celle de verser 5 000 dollars à chaque adulte américain en cas de victoire républicaine au Congrès.
L’enjeu est majeur. Les démocrates progressent dans plusieurs États remportés largement par Trump en 2024, obligeant les républicains à défendre des sièges autrefois considérés comme sûrs. La popularité présidentielle devient ainsi l’une des principales variables de cette fin de campagne : Trump reste le meilleur outil de mobilisation du camp républicain, mais son impopularité pourrait également peser sur certains candidats de son propre parti.