En mémoire de la mobilisation contre les sanctions ouest-africaines, le Mali célèbre sa Journée de la souveraineté retrouvée
© Michael Kappeler Source: Gettyimages.ruLe Mali célèbre ce 14 janvier sa souveraineté retrouvée, une journée en mémoire de la mobilisation des Maliens qui eut lieu en 2022 contre les sanctions imposées au pays par la CEDEAO et l’UEMOA.
Le Mali célèbre ce 14 janvier la 4e édition de la Journée nationale de la Souveraineté retrouvée. Ce jour, déclaré « chômé et payé » sur toute l’étendue du territoire national, a été instauré par les autorités de la transition en mémoire de la mobilisation du 14 janvier 2022 contre les sanctions imposées par la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
« C’est une journée spéciale, une journée de rappel pour notre pays, pour le peuple malien, pour que l’on sache que la souveraineté est un droit », a déclaré auprès de l’Office de Radio et Télévision du Mali (ORTM) Doumbia Mariam Tangara, ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable.
« Ce droit, on ne peut pas l’avoir sans la détermination du peuple, sans la détermination des jeunes de ce pays, sans la détermination des femmes, des enfants de ce pays », a-t-elle poursuivi auprès du média public. « Aujourd’hui, le Mali affirme sa souveraineté sur le plan de la défense du territoire national », ainsi que sur les plans diplomatiques et économiques, a ajouté, auprès de la même source, son homologue de l'Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo.
Le 9 janvier 2022, réunis à Accra, au Ghana, les dirigeants de la CEDEAO et de l’UEMOA avaient adopté une batterie de mesures économiques et diplomatiques à l'encontre du Mali pour sanctionner les autorités maliennes qui souhaitaient prolonger la période de transition qui devait s’achever avec l'organisation d'une présidentielle en 2026.
Des mesures qui sanctionnaient notamment le report de l’élection présidentielle et des élections législatives, visant à ramener des civils à la tête du pays, initialement prévues le 27 février 2022. Une date qui avait été convenue entre Bamako et ses partenaires au lendemain de la chute du président Ibrahim Boubacar Keïta en août 2020.