Rima Hassan : démenti sur la drogue et polémique judiciaire qui enfle autour de l’élue LFI

Rima Hassan : démenti sur la drogue et polémique judiciaire qui enfle autour de l’élue LFI© Getty Images
Rima Hassan, lors d'une mobilisation en faveur de la Palestine à Paris en juin 2025
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Placée en garde à vue le 2 avril pour apologie du terrorisme, l’eurodéputée insoumise Rima Hassan a vu une polémique éclater avec la découverte, selon le parquet de Paris, de matières s’apparentant à du CBD et à de la 3MMC dans ses affaires. L’élue dément toute détention de drogue, n’admettant que la présence de CBD à usage médical.

Ce vendredi 3 avril, la polémique politique et judiciaire se poursuit autour de Rima Hassan.

L’affaire, qui intervient au lendemain d’une garde à vue pour apologie du terrorisme, alimente les tensions autour de la députée européenne de La France insoumise. Rima Hassan, ressortie libre en fin de soirée le 2 avril, est convoquée ce matin à la police judiciaire de Paris dans le cadre d’une procédure distincte.

Des accusations contestées et un soutien massif de LFI et au-delà

Le parquet de Paris a indiqué à l’issue de la garde à vue que « la fouille des effets de Rima Hassan a révélé la présence de matières s’apparentant d’une part à du CBD et d’autre part à de la 3MMC, une drogue de synthèse, sur lesquelles elle a été interrogée ». Ces éléments font l’objet d’une procédure distincte.

L’intéressée a réagi avec sur X peu après minuit : « Pendant toute la journée, sur la base de fuites illégales, j’ai dû subir des accusations m’imputant la possession de plusieurs drogues. Ces accusations sont totalement fausses : seule la présence de CBD a été constatée parmi mes effets personnels, ce qui est parfaitement légal et que j’utilise à des fins médicales ».

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a dénoncé sur BFMTV et Sud Radio des « informations mensongères » utilisées pour « salir » l’élue. « Rima Hassan n’a pas consommé de drogues et n’en détenait pas lors de son audition », a-t-il affirmé solennellement, ajoutant qu’elle ne détenait qu’une « substance parfaitement légale » et dénonçant un « acharnement judiciaire et politique ».

La polémique dépasse même les rangs de la gauche. Bruno Gollnisch, ancien député européen du Rassemblement national, a publié un message nuancé sur X : « Au risque de fâcher quelques autres amis : je déteste et combats toutes les opinions de Mme Rima Hassan, mais il est grave qu’on mette une parlementaire en garde à vue pour un délit d’expression allégué, sans levée préalable de son immunité. Dire qu’un tweet datant de huit jours constitue un flagrant délit est dérisoire ».

La fuite d’informations d’ordre judiciaire est au cœur de la polémique et l’avocat de Rima Hassan, Vincent Brengarth appelle la procureur de Paris à ouvrir une enquête préliminaire après « les nombreuses fuites survenues » depuis la garde à vue de sa cliente.

Des fuites policières ou judiciaires qui ne sont pas sans rappeler la récente affaire Quentin Deranque, militant nationaliste tué par des militants antifa proche de La France Insoumise.

Le compte de l’organisation nationaliste Luminis Paris a ironisé sur les réactions de la gauche aux fuites : « La gauche crie au scandale et se plaint parce que des informations auraient fuité lors de la garde à vue d’une députée européenne, alors que 95 % des articles de gauche concernant les militants nationalistes reposent exclusivement sur des fuites policières ou issues de personnels judiciaires ».

Rima Hassan tiendra cet après-midi une conférence de presse. L’élue, déjà jugée le 7 juillet pour apologie du terrorisme, voit donc sa situation judiciaire se compliquer alors que ses soutiens dénoncent un harcèlement visant à faire taire une voix engagée sur la question palestinienne.

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