Congrès du RN : Orléans sous la menace de violences

Congrès du RN : Orléans sous la menace de violences© Adnan Farzat/NurPhoto Source: Gettyimages.ru
Le président du RN Jordan Bardella et la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale Marine Le Pen s’expriment devant la presse à l’issue d’un entretien avec le Premier ministre à l’hôtel de Matignon, à Paris, le 17 septembre 2025.
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Le congrès du Rassemblement national, organisé les 24 et 25 octobre à Orléans, s’annonce sous tension. Jusqu’à 30 000 opposants pourraient converger vers la ville, parmi lesquels plusieurs milliers d’éléments radicaux, selon le préfet du Loiret Hugues Moutouh. Les autorités redoutent de nouveaux affrontements après les violences du 17 octobre.

Rarement Orléans aura connu pareil déploiement sécuritaire. Alors que Marine Le Pen doit lancer sa campagne présidentielle le 25 octobre en plein week-end de manifestations, les appels à manifester contre le Rassemblement national (RN) se multiplient. La préfecture redoute en particulier la venue de groupes violents déterminés à perturber l’événement.

Une mobilisation à haut risque pour la gauche comme pour le Rassemblement national

Selon Le Figaro, 20 000 à 30 000 opposants pourraient converger vers Orléans, dont 2 000 à 3 000 éléments radicaux. Le 24 octobre, 16 unités de forces mobiles devraient être sur place, contre 14 le 25, le congrès se déroulant sur deux jours. Le préfet du Loiret Hugues Moutouh prévient : « Il ne peut y avoir aucune excuse sociale à la violence et à la sauvagerie. »

Dans le centre-ville, commerces et bâtiments publics sont placés sous surveillance. Circulation interdite, parkings fermés, transports suspendus : la municipalité prend des précautions exceptionnelles. Le maire Serge Grouard assure : « Ça ne sera pas la pagaille ici, ça ne doit pas l’être. »

La manifestation organisée samedi à 10h30 réunira notamment le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, la secrétaire générale de la Confédération générale du travail Sophie Binet et le maire insoumis de Saint-Denis Bally Bagayoko. Faure affirme ne pas vouloir provoquer d’affrontement. Le coordinateur de La France insoumise Manuel Bompard appelle aussi à des manifestations « pacifiques et non violentes » dans la lignée des dernières déclarations de Jean-Luc Mélenchon.

Reste la crainte de voir des groupes autonomes échapper à l’encadrement des organisateurs.

Les enjeux dépassent toutefois la seule sécurité publique. Pour Faure et les organisations mobilisées, des violences pourraient compromettre le message politique de la manifestation. Pour le RN, qui attend quelque 10 000 participants dimanche, des affrontements risqueraient de parasiter le lancement de sa campagne.

La présidente du groupe RN au Sénat Edwige Diaz a déclaré sur TF1 : « Je constate que toute la gauche se réunit pour tenter d’empêcher un rassemblement démocratique, avec des associations qui sont subventionnées. Il faudra se poser, quand on sera au pouvoir, la question de l’attribution de cet argent public. »

L’exécutif joue aussi gros. Après les violences du 17 octobre, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez promet un dispositif « extrêmement conséquent ». Il devra garantir simultanément la liberté de manifester, la sécurité des habitants et le droit du RN à tenir son congrès. Une triple exigence dont la mise en œuvre sera scrutée tout le week-end.

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