Guerre au Moyen-Orient : l’Iran rétablit un contrôle militaire sur le détroit d'Ormuz, les dernières informations
Source: APAprès avoir annoncé la réouverture du détroit d’Ormuz aux navires commerciaux, l’Iran a rétabli le contrôle militaire du détroit en raison du blocus américain. Téhéran explique cette décision par le fait que les États-Unis «continuent de se livrer à des actes de piraterie, qu’ils qualifient de blocus».
Washington chercherait à prendre le contrôle du pétrole transitant par le détroit d’Ormuz, selon Sergueï Lavrov
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a estimé ce 18 avril, lors du Forum diplomatique d’Antalya, qu’un des objectifs de l’opération américaine en Iran était de mettre la main sur le pétrole transitant par le golfe Persique et le détroit d’Ormuz.
Le chef de la diplomatie russe a en revanche relativisé les formules les plus extrêmes employées côté américain, en disant ne pas croire à un véritable projet d’« anéantissement » de l’Iran. Selon lui, l’enjeu central reste avant tout la maîtrise des flux énergétiques.
Un vice-ministre iranien assure que le détroit n’a pas été bloqué
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Saïd Khatibzadeh, a affirmé qu’aucun blocus du détroit d’Ormuz n’avait été mis en place et qu’aucune fermeture n’était envisagée. Selon lui, les navires commerciaux peuvent continuer d’y circuler.
Cette déclaration contredit les annonces diffusées ces dernières heures par l’appareil militaire iranien sur un rétablissement du contrôle strict d’Ormuz en réponse au blocus américain. Elle entretient donc une nouvelle confusion sur le statut réel du détroit et sur les conditions de passage effectivement appliquées.
L’Iran rétablit un contrôle militaire strict sur le détroit d’Ormuz à cause du blocus américain
L’Iran a annoncé avoir rétabli un contrôle militaire strict sur le détroit d’Ormuz, accusant les États-Unis de ne pas avoir respecté leurs engagements et de maintenir un blocus maritime contre la République islamique. Selon l’état-major iranien, cette voie stratégique restera sous étroite surveillance tant que les navires à destination ou en provenance des ports iraniens ne pourront pas circuler librement.
Téhéran affirme avoir accepté, dans un premier temps, un passage encadré pour certains navires marchands et pétroliers, mais considère que la poursuite du blocus américain rend ce dispositif caduc. Le passage par Ormuz redevient donc de nouveau soumis au contrôle direct des forces iraniennes.
Téhéran rejette toute proposition de remettre son uranium enrichi aux États-Unis
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a rejeté les déclarations de Donald Trump sur une possible remise par l’Iran de son uranium enrichi. Il a assuré que ce stock ne serait transféré nulle part, quelles que soient les circonstances.
Le diplomate iranien a affirmé que l’uranium enrichi du pays était « sacré », marquant un refus clair des demandes américaines sur ce point.
L’Iran entrouvre pour la première fois son espace aérien civil
L’Iran a partiellement rouvert son espace aérien à l’aviation civile pour la première fois depuis le 28 février. Les vols sont de nouveau autorisés dans l’est du pays, tandis que la partie ouest reste fermée. À Téhéran, les aéroports doivent ouvrir chaque jour pendant 11 heures au cours de la semaine.
Le président du Parlement iranien balaie les déclarations de Trump sur l’état des négociations avec l’Iran
Mohammad Bagher Ghalibaf a qualifié de mensongères les déclarations de Donald Trump sur l’état des discussions entre Washington et Téhéran. Selon lui, les annonces du président américain relèvent de la désinformation et ne changeront rien à la situation en cours.
Trump n’exclut pas une reprise des bombardements contre l’Iran en cas d’échec des négociations
Donald Trump a affirmé qu’il pourrait relancer les frappes contre l’Iran si les discussions en cours n’aboutissent pas avant l’expiration du cessez-le-feu. Interrogé sur une éventuelle prolongation de la trêve, le président américain a indiqué qu’il n’en garantissait pas le maintien.
La Maison Blanche a aussi rappelé que le blocus américain restait en vigueur. En cas d’échec des pourparlers, Washington pourrait donc reprendre les bombardements contre la République islamique.