Lecornu toujours plus acculé vers le 49.3

Lecornu toujours plus acculé vers le 49.3© Capture d'écran LCP
Sébastien Lecornu en décembre 2025
Suivez RT en français surTelegram

Face à l’impasse budgétaire pour 2026, Sébastien Lecornu subit une pression croissante pour recourir à l’article 49.3, malgré sa promesse initiale de l’éviter. Anciens ministres et alliés l’exhortent à changer de cap, tandis que des motions de censure menacent son gouvernement, ravivant le spectre d’une dissolution.

Sébastien Lecornu se trouve à la croisée des chemins en ce début d’année. Poussé par une partie de son camp à recourir au 49.3 pour faire passer son budget, le Premier ministre s’en est, pour l’heure, tenu à une menace de dissolution.  

Pressions de toutes parts et risque de censure

Alors que les débats sur le projet de loi de finances reprennent le 13 janvier à l’Assemblée nationale, le Premier ministre Sébastien Lecornu se trouve dans une situation délicate. Après l’échec de la commission mixte paritaire en décembre et l’adoption d’une loi spéciale pour éviter le blocage financier, les négociations piétinent. Le gouvernement, qui vise un déficit à 5 %, fait face à des exigences contradictoires : les socialistes réclament plus de dépenses sociales, tandis que Les Républicains poussent pour des baisses d’impôts et de dépenses.

De nombreuses voix, y compris au sein du « socle commun », appellent Lecornu à utiliser le 49.3 pour adopter le budget sans vote, exposant toutefois le gouvernement à une motion de censure. François Hollande, sur France Inter, a déclaré : « Il ne peut pas faire autrement que de déclencher un 49.3 », jugeant la dissolution «absurde» et encourageant un accord de non-censure avec le PS alors que les socialistes ont déjà refusé de censurer le gouvernement sur la question du Mercosur.

Michel Barnier, dans Le Grand Jury RTL, partage cet avis : « Sébastien Lecornu ne peut pas faire autrement que de déclencher un 49.3 », regrettant qu’il ait renoncé à cet outil dès son arrivée à Matignon.

Éric Lombard, ancien ministre des Finances, a aussi critiqué la méthode actuelle : « Cette méthode ne fonctionne pas. Il est urgent d’en prendre acte ».

Même Olivier Faure, premier secrétaire du PS, n’exclut pas cette option si un compromis préalable est trouvé, bien qu’il s’agace des appels de l’opposition au 49.3.

Les motions de censure sur le Mercosur, déposées par LFI et le RN, ajoutent à la tension. Lecornu a ainsi agité la menace d’une dissolution, ce qui a ulcéré alliés et opposants inquiets pour leur siège au Palais Bourbon.

Du côté de La France Insoumise (LFI), l’eurodéputée Manon Aubry dénonce : « La menace des législatives est une ficelle grossière agitée par Sébastien Lecornu pour sauver sa place ». Elle raille l’attitude du PS qui « s’agenouille sans rien obtenir ».

Le PS refuse en effet de voter ces motions, jugeant absurde de censurer un gouvernement opposé à l’accord. Avec les municipales en mars, Lecornu joue serré : un 49.3 pourrait sauver le budget, mais au prix d’une censure fatale.

La réunion à Bercy ce lundi vise à clarifier les positions, mais l’enlisement guette…

Raconter l'actualité

Suivez RT en français surTelegram

En cliquant sur "Tout Accepter" vous consentez au traitement par ANO « TV-Novosti » de certaines données personnelles stockées sur votre terminal (telles que les adresses IP, les données de navigation, les données d'utilisation ou de géolocalisation ou bien encore les interactions avec les réseaux sociaux ainsi que les données nécessaires pour pouvoir utiliser les espaces commentaires de notre service). En cliquant sur "Tout Refuser", seuls les cookies/traceurs techniques (strictement limités au fonctionnement du site ou à la mesure d’audiences) seront déposés et lus sur votre terminal. "Tout Refuser" ne vous permet pas d’activer l’option commentaires de nos services. Pour activer l’option vous permettant de laisser des commentaires sur notre service, veuillez accepter le dépôt des cookies/traceurs « réseaux sociaux », soit en cliquant sur « Tout accepter », soit via la rubrique «Paramétrer vos choix». Le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Vous pouvez modifier vos choix via la rubrique «Paramétrer vos choix». Réseaux sociaux Désactiver cette option empêchera les réseaux sociaux de suivre votre navigation sur notre site et ne permettra pas de laisser des commentaires.

OK

RT en français utilise des cookies pour exploiter et améliorer ses services.

Vous pouvez exprimer vos choix en cliquant sur «Tout accepter», «Tout refuser» , et/ou les modifier à tout moment via la rubrique «Paramétrer vos choix».

Pour en savoir plus sur vos droits et nos pratiques en matière de cookies, consultez notre «Politique de Confidentialité»

Tout AccepterTout refuserParamétrer vos choix