Parlement français : un accord trouvé pour accélérer l’effort budgétaire en faveur des armées
© Nicolas Economou/NurPhoto Source: Gettyimages.ruDéputés et sénateurs se sont entendus le 23 juin en commission mixte paritaire sur une actualisation de la loi de programmation militaire prévoyant 36 milliards d’euros supplémentaires d’ici 2030.
Les parlementaires français ont validé un compromis qui maintient l’enveloppe globale tout en accélérant certains investissements pour répondre aux tensions géopolitiques.
✅Projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 : sénateurs et députés, réunis en commission mixte paritaire, sont parvenus à un accord sur le texte #CMP#LPM
— Sénat (@Senat) June 23, 2026
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Le texte demeure néanmoins critiqué par une partie des oppositions.
Un effort « plus rapide » mais à enveloppe constante
Mardi 23 juin 2026, sept députés et sept sénateurs ont trouvé un accord en commission mixte paritaire (CMP) sur le projet d’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030. Cette mouture, qui doit encore être adoptée le 30 juin au Sénat puis le 1er juillet à l’Assemblée nationale, porte l’effort total à 436 milliards d’euros d’ici 2030, soit un budget annuel atteignant 76,3 milliards d’euros (2,5 % du PIB) en fin de période.
Le gouvernement proposait initialement 36 milliards d’euros supplémentaires pour faire face à la dégradation du contexte international, notamment la menace russe. Validé par l’Assemblée, le texte avait été rejeté au Sénat où la droite réclamait 14 milliards de plus.
Le compromis trouvé avance une partie des crédits prévus en 2029-2030 vers 2028, pour un montant d’environ 1,2 milliard d’euros supplémentaires cette année-là. « Il faudra faire plus et plus vite, mais ça suppose un soutien national post-présidentielle », a souligné le rapporteur à l’Assemblée, Jean-Louis Thiériot.
🇫🇷 CMP sur l’actualisation de la LPM. De réelles avancées grâce au travail commun avec le sénat :
— Jean-Louis Thiériot (@JL_Thieriot) June 24, 2026
▶️ confirmation de l’effort supplémentaire de 36 milliards
▶️ accélération de 1,2 milliards pour 2027/28
▶️ renforcement des clauses de sauvegarde
Pour garantir que les OPEX, OPINT… pic.twitter.com/WdDPlMcFHM
Le rapporteur au Sénat, Cédric Perrin (LR), a quant à lui regretté un arbitrage « à enveloppe constante » qui « reporte le problème ».
Sur X, le sénateur socialiste Rachid Temal a salué l’accord : « Nous renforçons les capacités d’actions de nos armées et donc la protection de notre pays et nos compatriotes. Nous ajoutons 36 milliards d’euros de crédits budgétaires à la LPM ».
🪖🇫🇷 Actualisation de la loi de programmation militaire : accord voté en CMP !
— Rachid Temal (@RachidTemal) June 24, 2026
Nous renforçons les capacités d’actions de nos armées et donc la protection de notre pays et nos compatriotes.
Nous ajoutons 36 milliards d’euros de crédits budgétaires à la LPM. @AJDPressepic.twitter.com/k4WrUZYCmH
L’accord inclut également des mécanismes de compensation pour les surcoûts liés aux opérations extérieures et au remplacement des équipements perdus. Les sénateurs ont par ailleurs obtenu que les armées soient protégées des gels budgétaires. Le RN s’est abstenu en CMP, notamment en raison de désaccords sur les partenariats européens pour l’avion du futur. Laurent Jacobelli a jugé ce texte « une LPM de transition, pas à la hauteur ». Les Insoumis voteront contre, tandis que les socialistes soutiendront cet « ajustement budgétaire nécessaire ».
Non contraignante sur le plan juridique, cette LPM restera soumise aux arbitrages budgétaires annuels. L’essentiel des choix stratégiques et financiers reviendra au prochain gouvernement issu de la présidentielle de 2027.