Présidentielle en France : Tondelier tend la main à toute la gauche, LFI comprise
© Thierry Monasse Source: Gettyimages.ruSe déclarant «prête à rediscuter avec tout le monde à gauche», tout en maintenant sa candidature à l’Élysée pour l’heure, la responsable des Écologistes a proposé à l’ensemble des formations de gauche, de Place publique à LFI, des «rencontres bilatérales» afin de bâtir une stratégie commune.
À huit mois des élections présidentielle et législatives, et à quelques jours des universités d'été de son parti, de LFI, du PCF ou encore du Parti socialiste, la secrétaire nationale des Écologistes a adressé un courrier à tous les partis classés à gauche de l’échiquier politique français. Un texte cosigné par les chefs du groupe parlementaire de son mouvement politique.
Après l'échec de sa primaire unitaire avec les socialistes, Marine Tondelier entend « conjurer [la] chronique d'une défaite annoncée » pour la gauche. « Nous sommes prêts à rediscuter avec tout le monde à gauche, sans exclusive », affirme-t-elle, tendant donc la main aussi bien au PS qu'au PC et à LFI.
Le candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qui s'est lancé au printemps est à présent, selon les sondages, le candidat de gauche le mieux placé pour espérer atteindre le second tour. Un leader insoumis qui, à en croire Marine Tondelier, ne serait « pas fan » d’elle « puisque j’ai entendu qu’il avait dit récemment que j’étais une méchante personne et que je portais une écologie venimeuse, et je pense que ça me ressemble bien », avait-elle déclaré en septembre 2025 lors d’une intervention aux Rencontres de la gauche où elle s’était fait huer par l’assistance.
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« Nous leur faisons à chacun une proposition de rencontre bilatérale dans le but de discuter projet, stratégie et de dégager avec ceux qui le souhaitent un chemin de victoire », a-t-elle ajouté dans ce courrier relayé ce 16 août par l’AFP.
Cet « espace politique commun » devra toutefois reposer « sur des bases solides », a prévenu la responsable des Verts. « La transition et la planification écologique, la sortie des énergies fossiles, la mise en place d'un État-providence climatique, la fin de la course à la croissance », ou encore « la construction d'une Europe fédérale qui ne transige jamais avec ses valeurs d'accueil, de solidarité et de démocratie », figurent parmi les conditions qu’elle pose ainsi.
En attendant la réponse de ses « partenaires », Marine Tondelier continue de s'afficher comme candidate à l'Élysée. « La question est plutôt de savoir pourquoi je cesserais de l'être », a-t-elle déclaré, tout en assurant que son « bulletin de vote ne sera jamais celui qui fera gagner le Rassemblement national ».