Google accusé d’avoir aidé l’armée israélienne via son IA Gemini, selon Washington Post
Source: Gettyimages.ruSelon le Washington Post, Google aurait assisté un sous-traitant militaire israélien dans l’analyse de vidéos de drones à l’aide de son IA Gemini. Une plainte, déposée par un ancien employé de la compagnie, affirme que cette coopération aurait violé les règles internes de la société interdisant l’usage militaire de l’intelligence artificielle.
Le géant technologique Google aurait aidé un sous-traitant militaire israélien à analyser des enregistrements vidéo provenant de drones, a rapporté le Washington Post (WP), citant une plainte déposée auprès de la Commission des valeurs mobilières par un ancien employé de la compagnie. Selon le journal américain, le ministère israélien de la Défense aurait utilisé la technologie Gemini AI de Google.
Le WP a révélé qu'en juillet 2024, la société avait reçu une demande d'assistance de la part d'une personne utilisant l'adresse e-mail de l'armée israélienne. Le nom figurant dans la demande correspond à celui d'un employé de la société technologique israélienne CloudEx, qui serait un sous-traitant de l'armée israélienne.
Le journal note que la demande contenait une requête visant à améliorer la fiabilité du système Google Gemini dans la reconnaissance d'objets tels que des drones, des véhicules blindés et des soldats sur des enregistrements vidéo aériens. Les employés de la division cloud de Google ont répondu en proposant leurs options et en effectuant des tests internes.
La plainte déposée soulignait que la société avait enfreint ses propres règles interdisant l'utilisation de l'intelligence artificielle pour la fabrication d'armes ou la surveillance. Google nie toute responsabilité. Par la voix de son représentant, il a fait savoir que les employés de la société avaient simplement répondu à des questions générales posées par les représentants de CloudEx, ce qui ne constituait pas une aide « significative ».
Google a déclaré à plusieurs reprises qu'il ne prenait pas parti politiquement et respectait les lois de tous les pays où il proposait ses services. Cependant, cette règle semble s'appliquer de manière sélective : entre avril et juin, la plateforme vidéo YouTube, propriété de Google, a supprimé plus de 2 000 chaînes liées à la Russie pour cause de contenus dits « pro-russes » et « anti-occidentaux ». Parmi celles-ci, 20 sont liées à la chaîne RT, censurée en Occident depuis plusieurs années.