La Hongrie veut déclassifier un rapport sur un possible financement ukrainien de l’opposition

La Hongrie veut déclassifier un rapport sur un possible financement ukrainien de l’opposition
Argent confisqué dans deux fourgons blindés ukrainiens interceptés en Hongrie. [Crédit : réseaux sociaux]
Suivez RT en français surTelegram

Selon Associated Press, le gouvernement hongrois s’apprête à déclassifier un rapport liant son rival Péter Magyar à des fonds ukrainiens occultes. L’affaire implique des fourgons blindés chargés d’or et de devises interceptés sur le territoire hongrois. En Hongrie, le financement étranger des partis politiques constitue un délit majeur.

À l'approche des élections législatives hongroises prévues en avril, le parti d'opposition Tisza pourrait être confronté à une affaire sensible. Selon Associated Press, le gouvernement hongrois prévoit de déclassifier un rapport du Service national de sécurité (NSB) qui, d'après le Premier ministre Viktor Orbán, confirme que son principal rival politique, Péter Magyar, chef du parti Tisza, a bénéficié de financements illégaux en provenance d’Ukraine.

Le secrétaire d’État aux Communications et aux Relations internationales, Zoltán Kovács, a affirmé que les services de renseignement avaient présenté à la commission parlementaire de la sécurité nationale des preuves attestant que des acteurs ukrainiens ont financé le parti d’opposition.

Cette affaire intervient dans le contexte de l’interception en Hongrie de deux véhicules blindés ukrainiens transportant des dizaines de millions en devises ainsi que de l’or. Les autorités soupçonnent une opération de blanchiment d’argent liée à la « mafia militaire ukrainienne ».

Selon Zoltán Kovács, les sommes confisquées aux employés de la banque ukrainienne Oschadbank correspondent approximativement au montant que Péter Magyar affirme manquer pour financer sa campagne électorale. Budapest soupçonne que ces fonds aient pu être destinés à l’opposition hongroise, ce qui constituerait une infraction grave dans un pays où le financement étranger des partis politiques est strictement interdit.

Les autorités hongroises ont exigé des explications à Kiev. Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a répondu que les véhicules circulaient entre l’Autriche et l’Ukraine dans le cadre d’opérations décrites comme régulières entre banques publiques. Viktor Orbán a pour sa part indiqué que le sort des fonds saisis ne serait décidé qu’une fois leurs propriétaires formellement identifiés.

Les élections législatives hongroises auront lieu le 12 avril et détermineront si Orbán conserve le pouvoir à la tête du pays.

Raconter l'actualité

Suivez RT en français surTelegram

En cliquant sur "Tout Accepter" vous consentez au traitement par ANO « TV-Novosti » de certaines données personnelles stockées sur votre terminal (telles que les adresses IP, les données de navigation, les données d'utilisation ou de géolocalisation ou bien encore les interactions avec les réseaux sociaux ainsi que les données nécessaires pour pouvoir utiliser les espaces commentaires de notre service). En cliquant sur "Tout Refuser", seuls les cookies/traceurs techniques (strictement limités au fonctionnement du site ou à la mesure d’audiences) seront déposés et lus sur votre terminal. "Tout Refuser" ne vous permet pas d’activer l’option commentaires de nos services. Pour activer l’option vous permettant de laisser des commentaires sur notre service, veuillez accepter le dépôt des cookies/traceurs « réseaux sociaux », soit en cliquant sur « Tout accepter », soit via la rubrique «Paramétrer vos choix». Le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Vous pouvez modifier vos choix via la rubrique «Paramétrer vos choix». Réseaux sociaux Désactiver cette option empêchera les réseaux sociaux de suivre votre navigation sur notre site et ne permettra pas de laisser des commentaires.

OK

RT en français utilise des cookies pour exploiter et améliorer ses services.

Vous pouvez exprimer vos choix en cliquant sur «Tout accepter», «Tout refuser» , et/ou les modifier à tout moment via la rubrique «Paramétrer vos choix».

Pour en savoir plus sur vos droits et nos pratiques en matière de cookies, consultez notre «Politique de Confidentialité»

Tout AccepterTout refuserParamétrer vos choix