Trump agite la menace d'un retrait militaire en Allemagne après une passe d'armes avec Merz

Trump agite la menace d'un retrait militaire en Allemagne après une passe d'armes avec Merz Source: Gettyimages.ru
Le président américain, Donald Trump, et le chancelier allemand, Friedrich Merz.
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Entre Berlin et Washington, l'heure n'est plus à la camaraderie. En pleine discorde sur la guerre contre l'Iran, Trump menace de retirer une partie des troupes américaines stationnées en Allemagne. Merz, après avoir lancé une pique à la Maison Blanche, fait marche arrière et assure que ses relations avec le président américain restent bonnes.

La relation entre les États-Unis et l'Allemagne traverse une nouvelle zone de turbulences. Le président américain, Donald Trump, a laissé entendre, le 29 avril, sur Truth Social, qu'il pourrait retirer une partie des soldats américains stationnés en Allemagne. Les relations entre lui et le chancelier Friedrich Merz étaient déjà conflictuelles à cause de leurs positions opposées sur la guerre contre l'Iran.

Plus concrètement, Trump a écrit que les États-Unis étudiaient la possibilité de réduire leurs effectifs en Allemagne, et qu'une décision serait prise dans un avenir proche. Pourtant, ce n'est pas la première fois que le président américain agite cette idée. En 2020, à la fin de son premier mandat, il envisageait déjà de retirer environ 12 000 des 36 000 militaires américains présents sur le sol allemand. Son successeur, Joe Biden, avait au contraire renforcé cette présence, invoquant le conflit en Ukraine. Aujourd'hui, selon les médias américains, plus de 36 000 soldats en service actif et 1 500 réservistes sont déployés dans des bases à travers l'Allemagne.

Les raisons de cette nouvelle tension seraient multiples. Le dirigeant américain reproche aux alliés européens de refuser de soutenir la guerre israélo-américaine contre l'Iran, ainsi que de ne pas aider à rouvrir le détroit d'Ormuz. Téhéran avait fermé cette voie maritime stratégique en février aux navires qualifiés d'hostiles. Ce différend a également ravivé une vieille critique du président américain à l'égard de l'OTAN, qu'il avait qualifiée de « tigre de papier ».

Tout a basculé le 27 avril lorsque Friedrich Merz, s'adressant à des étudiants dans une école allemande, a affirmé que les États-Unis étaient humiliés par l'Iran. Il a jugé que l'administration Trump manquait d'une stratégie claire dans ce conflit, tout en rappelant que l'Allemagne souffrait durement de la hausse des prix de l'énergie provoquée par la guerre.

La réponse de Trump ne se fait pas attendre. Sur Truth Social, il a écrit que Merz ne savait pas de quoi il parlait, ajoutant que ce n'était pas un hasard si l'Allemagne allait si mal, économiquement et autrement. Le 29 avril, le chancelier allemand a tenté de minimiser l'incident, assurant que sa relation personnelle avec Trump restait bonne. Cité par Reuters, il a expliqué qu'il avait « simplement » eu des doutes depuis le début sur ce qui avait été entrepris avec la guerre contre l'Iran, et qu'il l'avait dit « clairement ».

Dans ce climat de tensions diplomatiques, les marchés s'affolent. Le prix du baril de pétrole a dépassé les 120 dollars, un sommet inédit depuis 2022. L'incertitude demeure également quant à l'issue des négociations entre les États-Unis et l'Iran. Quant à l'Allemagne, elle n'a plus qu'à croiser les doigts et attendre que Washington daigne se décider.

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