Araghchi : les frappes américaines contre des infrastructures vitales témoignent de l’«intention criminelle» des États-Unis

Washington attaque de nouveau l'Iran, ciblant des aéroports et des ports autour du détroit d'Ormuz. Le CGRI réplique immédiatement en frappant des bases américaines en Syrie, au Koweït et à Bahreïn. Abbas Araghchi dénonce l’«intention criminelle» de Washington, alors que le bilan des victimes des frappes américaines depuis juin s'élève à 38 morts.
Dans la nuit du 16 au 17 juillet, les États-Unis ont lancé une nouvelle série de frappes contre le territoire iranien. Selon les médias iraniens, les attaques ont visé un aéroport ainsi que plusieurs ponts situés près du détroit d’Ormuz et dans le district de Bandar Khamir. L’agence IRNA fait état de sept morts et de neuf blessés.
BREAKING: The US has gone MAD!
— Arya Yadegaar (@AryJeayBackup) July 16, 2026
Trump is very afraid and has given the green light to commit WARCRIMES.
US attacks targeted 3 bridges in Iran, including:
• Bandar Khamir, an important overpass connecting Bandar Abbas to Lar. There were cars on the bridge during the attack,… pic.twitter.com/oDR0C4K77k
L’agence Fars, citant les autorités locales, a également rapporté des frappes contre une base aérienne et une base navale à Bouchehr, sur la côte du golfe Persique. D’autres attaques ont été signalées sur l’île de Qeshm, dans les ports de Bandar Abbas et de Bandar Khamir, ainsi qu’à Ahvaz, dans le sud-ouest du pays, et à l’aéroport d’Iranchahr, dans le sud-est.
Selon le ministère iranien de la Santé, les frappes américaines menées depuis le 22 juin ont fait 38 morts et plus de 400 blessés.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé Washington de commettre des crimes de guerre. Cité par Al Jazeera, il a estimé que les attaques contre les « infrastructures vitales », ainsi que les menaces visant les ponts et les centrales électriques, révélaient l’« intention criminelle » des dirigeants américains.
L’Iran riposte en frappant des bases américaines au Moyen-Orient
En réponse, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a annoncé avoir frappé plusieurs installations militaires américaines au Moyen-Orient. Selon Press TV, les opérations iraniennes ont notamment visé un centre de commandement des forces d’opérations spéciales américaines à Al-Tanf, dans le sud-ouest de la Syrie. Au Koweït, des forces américaines et des centres de soutien logistique ont également été pris pour cibles.
À Bahreïn, le CGRI a frappé la base aérienne de Sahir, utilisée par les États-Unis, en visant notamment les zones de stationnement des hélicoptères de combat et des avions de reconnaissance P-8. Au Kurdistan irakien, un système de défense antiaérienne Patriot a par ailleurs été touché par des drones iraniens à l’aéroport d’Erbil.
Cette nouvelle escalade intervient moins de trois semaines après la signature d’un mémorandum destiné à mettre fin aux hostilités. Les États-Unis avaient repris leurs frappes contre l’Iran le 8 juillet et rétabli le blocus naval des ports iraniens.
Donald Trump avait alors déclaré que le cessez-le-feu n’était plus en vigueur, accusant le CGRI d’avoir prétendument attaqué des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz. Téhéran avait riposté par des frappes de drones et de missiles contre des installations américaines, avant d’annoncer la fermeture du passage maritime jusqu’à la fin de l’ingérence américaine dans les affaires de la région.