À l’ONU, Pezeshkian accuse Washington et Israël de «terrorisme»
© Getty ImagesÀ l’ONU, Masoud Pezeshkian a présenté l’Iran comme une «victime du terrorisme» américain et israélien, rejetant les accusations de Donald Trump. Le président iranien a dénoncé les frappes contre son pays et assuré que Téhéran ne «pliera pas le genou».
À la tribune de l’ONU, Masoud Pezeshkian a retourné contre Washington l’accusation de terrorisme. Au lendemain du discours de Donald Trump, qui avait menacé d’ « anéantir » l’Iran faute d’accord, le président iranien a affirmé que son pays était au contraire « victime du terrorisme » américain et israélien.
Pezeshkian a commencé son intervention en montrant des photographies de l’ayatollah Ali Khamenei, tué au début de la guerre, et d’enfants iraniens morts dans les premières frappes. « Nous n’avons fait que nous défendre. Nous ne sommes pas des terroristes », a-t-il lancé, accusant les États-Unis et Israël d’avoir frappé écoles, hôpitaux, universités et infrastructures. « Ils nous ont frappés, mais nous n’avons pas plié le genou », a-t-il ajouté.
Une porte ouverte aux négociations
Le président iranien a également rejeté l’idée selon laquelle Téhéran serait à l’origine de l’instabilité régionale. Il a dénoncé les opérations israéliennes à Gaza, qualifiées de « génocide » par Téhéran, et accusé les puissances occidentales d’appliquer un double standard entre Israël et l’Iran. La délégation américaine a quitté la salle pendant son discours.
Une offensive israélo-américaine avait frappé l'Iran en février, tuant plusieurs hauts dirigeants dont l'ayatollah Ali Khamenei déjà évoqué. Les raids avaient notamment touché les infrastructures civiles. Face à cette agression, l'Iran a mené une guerre d'usure en s'en prenant efficacement aux bases américaines dans la région, touchant les intérêts des États-Unis au Moyen-Orient et poussant certains pays à revoir leur architecture sécuritaire à l'égard de Washington et Tel-Aviv.
Malgré cette rhétorique, Pezeshkian n’a pas fermé la porte aux négociations. S’adressant directement à Trump, il a assuré que l’Iran était prêt au « dialogue, à la diplomatie et aux négociations », mais refusait « le langage de la force ».
Cette intervention survient alors que Washington et Téhéran ont repris des contacts indirects à New York, avec une médiation qatarie. Après près de Sept mois après le début de la guerre, Pezeshkian cherche ainsi à défendre le récit iranien du conflit tout en maintenant ouverte une issue diplomatique.
