Nos forêts brûlent, et Macron et l’UE y sont pour quelque chose

Nos forêts brûlent, et Macron et l’UE y sont pour quelque chose Source: Gettyimages.ru
Feux de forêt en France
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Gironde, Fontainebleau... Les feux de forêt sont une nouvelle fois omniprésents dans les médias cet été. Mais alors que le pouvoir pointe du doigt un réchauffement climatique qui a bon dos, c’est sa propre responsabilité qu’il faudrait commencer par étudier, d’après Alexandre Regnaud.

Que ce soit en Gironde ou à Fontainebleau, il convient en premier lieu de préciser que les départs de tous ces feux sont criminels ou malveillants, comme 90 % d’entre eux, selon un rapport sénatorial de 2023. D’ailleurs, d’après BFMTV, à Bordeaux, 11 personnes ont été déférées dans le cadre des enquêtes liées aux incendies de forêt, dont deux, un brancardier et un adolescent de 15 ans, ont été placées en détention pour incendie volontaire. Au total, ce sont 308 interpellations sur toute la France, dont 120 mineurs, en lien avec les incendies.

Déjà à l’occasion des feux géants de l’année dernière, nous avions analysé en détail ici un ensemble de phénomènes, entièrement de la responsabilité de l’État et de sa politique, qui aggravent ensuite ces actes criminels pour les transformer en « mégafeux ». Comme quoi, contrairement à ce que prétend le battage médiatique intense, il n’y a rien de nouveau.

On l’oublie en effet un peu vite, à force de voir des cartes météorologiques désormais coloriées en rouge vif dès que l’on dépasse les 20 degrés, mais il est normal qu’il fasse chaud en été. C’est d’ailleurs pour cela que l’on cherche en général à aller vers le sud pour ses vacances. La sécheresse n’est pas non plus une nouveauté. Ni les feux de forêt donc.

Et si cet été est particulièrement chaud, notamment en France, c’est uniquement dû à un phénomène naturel influençant le courant jet-stream, appelé « blocage Oméga », connu de longue date, et qui implique que la chaleur « bloquée » sur l’Europe occidentale est compensée ailleurs. A Moscou par exemple, au même moment, il fait difficilement plus de 20 degrés et il pleut trois jours sur quatre, ce qui n’est pas non plus « normal ».

Pour revenir au cœur du sujet, si vous avez lu la première analyse l’été dernier, vous possédez déjà quelques arguments. Rien n’a évolué depuis, et la principale responsabilité des « mégafeux » repose toujours sur l’incompétence de nos dirigeants. Il est même possible d’y rapporter encore de nouveaux éléments. 

L’argument climatique est entièrement bidon

D’ailleurs, puisque l’on parle d’incompétence, c’est l’occasion d’évoquer l’Union européenne. D’aprèsla commissaire à la Préparation et à la Gestion des crises, Hadja Lahbib, « les pays de l’UE doivent adapter leur stratégie de prévention des incendies de forêt aux effets du changement climatique ». Et d’ajouter « Le changement climatique s’accélère et notre réponse doit évoluer tout aussi rapidement », avant de réclamer, et c’était le seul but de son intervention, de doubler les fonds destinés aux situations de crise dans le prochain budget de l’UE.

Une fois de plus, l’argument bidon du climat sert à tout et n’importe quoi, mais surtout à transférer encore plus de souveraineté et de budget (les deux étant intimement liés) aux technocrates de Bruxelles. Cette sortie ne tombe d’ailleurs pas par hasard, le futur budget en question étant actuellement source de tension, notamment avec l’Allemagne, qui faisant face à de graves difficultés économiques, de l’aveu même de Merz en raison de sa politique russophobe de sanctions, veut en faire l’économie, quand la Commission pousse au contraire vers plus de sous pour plus de pouvoir.

Comment ne pas comprendre alors que l’argument climatique est entièrement bidon, et que l’Union européenne ne se soucie en réalité absolument pas des incendies qui ravagent la nature, particulièrement quand on regarde la situation de l’Espagne. Traditionnellement confronté au phénomène, le pays utilisait avec succès jusqu’en 2024 des hélicoptères bombardiers d’eau Ka-32. Seulement, ces machines sont russes, et donc sous sanction. L’Espagne a bien demandé un assouplissement à Bruxelles afin de lutter contre les grands feux de cette année dans les régions de Madrid et d'Ávila, mais cet assouplissement lui a été refusé. La forêt peut donc continuer à brûler, et on peut dire clairement que l’UE met des vies en danger et détruit concrètement le continent, sans croire naturellement une seule seconde à son propre argument de lutte contre le « réchauffement climatique ».

Moins de Canadairs, moins de pompiers, plus d'incendies

Et en France alors ? Le gouvernement s’agite, Macron endosse son rôle préféré avec son air grave et concerné en se rendant sur place pour frimer devant les caméras. Mais concrètement ?

Et bien quand les agriculteurs locaux proposent d’aider avec leurs engins, en plus du reste de leur travail déjà harassant, la préfecture de Gironde, représentant l’État, leur répond qu’il faut d’abord remplir un formulaire, freine des quatre fers pour les en empêcher, et utilise, d’après un reportage de RTL, la chambre d’agriculture pour leur mettre des bâtons dans les roues.

Par ailleurs, comme le rappelle utilement le Financial Times, les incendies viennent une fois de plus souligner la pénurie de Canadairs et autres bombardiers d’eau. Pas à cause des sanctions comme en Espagne, mais d’un sous-investissement chronique et de promesses bidons.

Par ailleurs, alors qu’il y avait 1 pompier pour 257 habitants en 1973, il n’y en a plus que 1 pour 341 aujourd’hui. On estime ainsi qu’il manque environ 60 000 pompiers pour un pays comme la France. Un phénomène encore aggravé par le fait que 78 % des effectifs sont des pompiers volontaires. Un modèle français sous tension car ceux-ci sont de plus en plus rares, dans une société de plus en plus individualiste et face à une profession qui, comme à peu près tout en France, se dégrade rapidement.

L’occasion de rappeler que Macron a liquidé 5 400 postes de pompiers entre 2021 et 2022, provoquant les grandes manifestations de pompiers de 2022, comme toujours réprimées dans la violence, et faisant suite à celles de 2017 (mars et septembre), 2019 et 2020, symboles du mal-être profond d’une profession maltraitée.

Et comme résultat de ces appels au secours de ceux qui habituellement y répondent, la macronie affiche le mépris habituel, en baissant encore le budget de la sécurité civile, de 901,7 millions d’euros en 2024 à seulement 861 millions en 2025.

Où va l’argent de nos impôts ?

Moralité, si les feux de forêt ne sont pas une nouveauté, leur ampleur de plus en plus catastrophique ne s’explique pas, comme voudraient nous le faire croire l’UE et Macron, par le « réchauffement climatique ». Une des causes principales se trouve au contraire dans des moyens de lutte largement insuffisants, techniquement et humainement, qui permettent alors à ces feux de se développer et de prendre cette ampleur faute d’une contre-attaque efficace, le tout entièrement en raison de leur incompétence et de leurs choix politiques.

Alors, une fois de plus, la question se pose : où va l’argent de nos impôts, pourtant déjà confiscatoires ? Où sont les 1 300 milliards de dettes cumulées par Macron sur les 3 600 milliards au total ?

Une partie de la réponse se trouve peut-être dans cette initiative, lancée le 27 juillet sous forme de pétition, et qui propose de rebaptiser la Gironde en « Ukraine », afin que le département bénéficie enfin de la même générosité de la part de la macronie pour lutter contre les incendies que la junte de Kiev et Zelensky pour se financer des villas et yachts de luxe en détournant les aides versées avec vos impôts.

Une initiative certes symbolique, mais qui met bien en lumière les priorités de Macron et de l’UE. Car pendant qu’ils se câlinent en reniflant sur les Champs-Élysées, nos forêts continuent de brûler, et la France avec.

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

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