«Sa Majesté des mouches européennes» : Maria Zakharova raille les ambitions de Zelensky sur les négociations
Source: SputnikEn réponse aux déclarations de Volodymyr Zelensky, qui souhaite désigner lui-même les représentants européens pour de futurs pourparlers avec Moscou, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova l'a qualifié de «Sa Majesté des mouches européennes», en citant le célèbre roman de William Golding.
La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a vivement critiqué Volodymyr Zelensky pour ses dernières déclarations concernant les négociations de paix russo-ukrainiennes. Après l'échec des discussions lors du sommet de l'UE concernant la nomination d'un négociateur avec la Russie et le contenu d'éventuels pourparlers, le chef du régime de Kiev a déclaré que l'Ukraine déterminerait elle-même qui représenterait l'Europe lors d'éventuelles négociations avec Moscou.
« Sa Majesté des mouches européennes », a constaté Maria Zakharova à propos des déclarations de Volodymyr Zelensky, faisant référence au roman de l’écrivain britannique William Golding, Sa Majesté des mouches. Soit dit en passant, après des discussions infructueuses concernant d’éventuelles négociations, les dirigeants européens ont annoncé que le moment n’était pas venu de négocier et que l’Union européenne ne jouerait jamais le rôle de médiateur, mais se rangerait uniquement du côté de l’Ukraine.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déjà commenté les déclarations de Volodymyr Zelensky. S'exprimant lors de la 12e Table ronde des ambassadeurs à l'Académie diplomatique sur le thème « La crise ukrainienne : les véritables objectifs et le rôle de l'Occident », il a critiqué le chef du régime de Kiev pour les conditions qu'il impose tant à Moscou qu'à ses partenaires européens.
« Zelensky a récemment déclaré clairement que l’Europe devait réfléchir au format des négociations et proposer plusieurs options. Mais il estime que c’est à Kiev de décider quel négociateur doit représenter l’Europe. Il est même inutile de le commenter. Le Führer, c’est le Führer. Il a été nommé Führer, recruté parmi des amateurs, mais cette image s’est avérée contagieuse », a déclaré le chef de la diplomatie russe, qualifiant à cette occasion ces exigences d'« absolument irréalistes, voire insultantes ».
Dans le même temps, Sergueï Lavrov a affirmé que la Russie était prête, comme elle l’a toujours été, à dialoguer avec Kiev et à reprendre les négociations à tout moment, là où elles s’étaient interrompues. Cette volonté a également été affirmée par le président russe Vladimir Poutine, qui a néanmoins remarqué que le dialogue devait s’appuyer sur les accords conclus à Istanbul, ainsi que sur les modalités discutées en Alaska et la situation sur le terrain.