Espagne : démantèlement à Alicante d’un réseau exportant vers l’Algérie des voitures volées au Maroc
Selon la presse espagnole, la Guardia Civil a mis au jour un réseau criminel qui volait des véhicules au Maroc, falsifiait leurs documents en Europe afin de simuler une origine européenne, puis les exportait vers l’Algérie depuis le port d’Alicante. Sept voitures ont été récupérées et six personnes arrêtées.
La presse espagnole rapporte qu’un important réseau de fraude à l’exportation de véhicules a été démantelé au port d’Alicante, dans le sud-est de l’Espagne. L’opération, menée par la Guardia Civil, a permis de récupérer sept voitures volées et d’interpeller six suspects âgés de 32 à 45 ans.
D’après les informations publiées le 24 février, le mode opératoire était bien rodé : des véhicules étaient d’abord volés au Maroc, puis introduits sur le territoire européen. Une fois en Europe, leurs factures et certificats officiels étaient falsifiés afin de faire croire à une provenance européenne légale. Les voitures étaient ensuite exportées vers l’Algérie depuis le port d’Alicante, avant que leur origine frauduleuse ne puisse être détectée.
Une enquête qui débuté en 2025
L’enquête a été déclenchée le 19 novembre 2025, lorsque les agents de l’Unité d’analyse et d’investigation fiscale et des frontières (UDAIFF) ont constaté une augmentation inhabituelle de véhicules munis de plaques temporaires en cours d’embarquement à destination de l’Algérie. Ces anomalies ont éveillé les soupçons des autorités, qui ont alors procédé à des vérifications approfondies.
Les contrôles ont révélé des irrégularités dans la traçabilité documentaire de plusieurs voitures. Selon des sources de la Benemérita (surnom de la Guardia Civil), les investigations ont confirmé que les véhicules avaient été volés au Maroc avant d’être acheminés vers l’Europe pour y subir des modifications administratives destinées à masquer leur véritable origine.
Les sept véhicules récupérés, de différentes marques et modèles, ont été placés sous scellés judiciaires avant leur embarquement. Ils devraient être restitués à leurs propriétaires légitimes.
Les six personnes interpellées sont poursuivies pour falsification de documents. Les autorités espagnoles ont souligné, toujours selon la presse locale, l’importance des contrôles douaniers et documentaires dans les ports nationaux, ainsi que de la coopération internationale dans la lutte contre le trafic illicite de véhicules.