Lyon : une attaque au mortier d’artifice sème la panique dans un centre commercial

Le 28 août 2025, un mortier d’artifice a semé la panique au centre commercial de la Part-Dieu à Lyon, blessant six personnes. Un jeune de 19 ans motivé par un différend a été arrêté, et l’incident a conduit à une fermeture temporaire. Les autorités renforcent les mesures de sécurité face à l’émoi public.
Une attaque au mortier d’artifice a provoqué la panique au cœur du centre commercial de la Part-Dieu à Lyon, transformant une matinée d’achats en scène de chaos. Le 28 août vers 10h30, un engin artisanal, fabriqué avec des matériaux pyrotechniques, a été lancé depuis le niveau supérieur, explosant près d’une fontaine centrale.
La déflagration, entendue à des centaines de mètres, a blessé légèrement six personnes, dont une adolescente de 16 ans souffrant d’une brûlure au visage, selon les pompiers dépêchés sur place. Les cris des clients, mêlés à l’odeur âcre de la poudre, ont poussé à une évacuation rapide, orchestrée par une sécurité débordée, sous les regards terrifiés de passants aux visages blêmes.
Des mesures de sécurité renforcées
L’auteur, un jeune homme de 19 ans a été interpellé peu après dans un parking voisin, un sac contenant des résidus de mortiers à la main. Il aurait agi seul, motivé par un différend personnel avec un commerçant, et non par une intention terroriste, une hypothèse écartée par le préfet Pascal Mailhos après analyse des premiers témoignages.
🚨🇫🇷 FLASH | Lyon : Mouvement de panique ce jeudi soir au centre commercial de La Part-Dieu après des bruits assimilés à des coups de feu. CRS déployés, TCL déviés. La « pétarade » serait finalement à l’origine de la psychose. pic.twitter.com/9zrHFE6zwZ
— Cpasdeslol (@cpasdeslol_X) August 29, 2025
Les enquêteurs de la Sûreté départementale ont saisi des vidéos de surveillance montrant l’individu préparant l’engin, un montage rudimentaire mais puissant, inspiré de tutoriels en ligne sur les feux d’artifice, comme ceux décrits sur Farfouil en Fête. Une perquisition à son domicile a révélé d’autres matériaux, suggérant une fascination pour les explosifs.
La réaction a été immédiate : le centre, déjà sous haute surveillance depuis les incidents de 2015 (Lyon Capitale), a été fermé jusqu’à nouvel ordre, tandis que des psychologues ont été déployés pour les victimes sous le choc. Sur les réseaux sociaux, #PartDieuChaos a émergé, amplifiant les témoignages d’effroi, certains évoquant une « guerre civile ».
Le maire Grégory Doucet a promis un renforcement des contrôles sur les ventes de feux d’artifice. Cet incident ravive les débats sur la sécurité urbaine, dans une ville où les tensions sociales montent à l’approche de la manifestation du 10 septembre.