Budget 2026 : «il ne serait pas sérieux de faire tomber le gouvernement» à la vue du «contexte international», estime Wauquiez
© Thierry Nectoux/Gamma-Rapho Source: Gettyimages.ruInvoquant «le contexte international de danger» qui serait celui de la France, ainsi que la «menace d’une guerre commerciale», le patron du groupe Droite républicaine a jugé qu’il «ne serait pas sérieux» de faire tomber le gouvernement «et de laisser la France sans budget». Une prise de position qui devrait sceller le sort des motions de censure.
« Dans le contexte international de danger qui est celui de la France et de menace d’une guerre commerciale, il ne serait pas sérieux de faire tomber le gouvernement et de laisser la France sans budget », a déclaré ce 21 janvier le chef de file des députés Les Républicains (LR) Laurent Wauquiez, devant l’Association des journalistes parlementaires (AJP).
À la vue de la cinquantaine de députés LR et apparentés, et dans la mesure où le patron du Parti socialiste a d’ores et déjà annoncé qu’il demanderait à sa soixantaine d’élus de ne pas voter la censure, cette annonce de Laurent Wauquiez scelle vraisemblablement le sort des motions de censure déposées dans la foulée de l’activation par Sébastien Lecornu du 49.3 sur la partie recettes du Projet de loi de Finances.
L’une émane des groupes La France insoumise, de la Gauche Démocrate et Républicaine ainsi que des Écologistes, l’autre provient du Rassemblement national et de son allié l’Union des Droites pour la République.
Un budget « imparfait », mais « l’hérésie fiscale » évitée
Reconnaissant que la mouture du budget 2026 était « imparfaite », il a estimé que le travail parlementaire de la droite avait permis d’éviter « l’hérésie fiscale » de la copie initiale du gouvernement. « Ce n’est pas un budget socialiste, ce n’est pas un budget de droite. C’est un budget qui est le fruit d’une situation politique pleine de tempêtes, dans laquelle il n’y a pas de majorité dans notre Assemblée nationale », a-t-il défendu.
Interrogé peu avant l’officialisation par Sébastien Lecornu du recours au 49.3 sur le budget – un choix de Matignon qui avait fuité dans la presse – Laurent Wauquiez avait refusé de se prononcer quant à une éventuelle censure, assurant vouloir au préalable « regarder dans le détail » la copie du budget. « C’est uniquement par rapport à cela qu’on décidera », avait-il insisté auprès des journalistes.
« Depuis le début, en l’absence de majorité à l’Assemblée nationale, on sait que ça sera un budget imparfait », avait-il déjà fait valoir, évoquant la non-augmentation de l’impôt sur le revenu et la préservation de l’abattement fiscal pour les retraités.