Meurtre de Quentin Deranque : neuf antifascistes arrêtés, LFI dans la tourmente

Meurtre de Quentin Deranque : neuf antifascistes arrêtés, LFI dans la tourmente© Compte X @anatolium
Raphaël Arnault devant sa permanence parlementaire avec le coordinateur national des Insoumis Manuel Bompard.
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Neuf militants antifascistes, dont deux collaborateurs du député LFI Raphaël Arnault, ont été placés en garde à vue dans l’enquête sur l’agression mortelle du jeune nationaliste Quentin Deranque à Lyon. Ces arrestations mettent en lumière les liens entre La France insoumise et des groupes radicaux comme la Jeune Garde, dissoute pour violences.

Cinq jours après le guet-apens de militants d’extrême gauche qui a coûté la vie à Quentin Deranque, étudiant de 23 ans et militant nationaliste, la police judiciaire a procédé à neuf interpellations, confirmant la piste de l’extrême gauche antifasciste et exposant les connexions embarrassantes de LFI avec ces milieux violents en dépit des dénégations des cadres du parti.

 

Des profils radicaux liés au député Raphaël Arnault

 Les suspects, sept hommes et deux femmes, ont été arrêtés dans la région lyonnaise, l’Isère et la Drôme. Parmi eux, plusieurs sont fichés « S » pour radicalisation politique, en raison de leur appartenance à la Jeune Garde, un groupuscule antifasciste lyonnais dissous en juin 2025 par le ministère de l’Intérieur pour ses méthodes agressives. Cinq premières arrestations avait été annoncées en début de soirée.

Alexis C., Robin C., Paul L., Jules P. et Dimitri V. sont décrits par les services de police comme des militants actifs de l’extrême gauche, impliqués dans des actes de violence.

Au cœur de la controverse, Jacques-Élie Favrot, collaborateur parlementaire de Raphaël Arnault, député LFI du Vaucluse et cofondateur de la Jeune Garde, figure parmi les interpellés. Adrian B., ancien stagiaire dans l’équipe d’Arnault, est également en garde à vue.

Ces liens directs placent LFI sous le feu des critiques, le parti ayant publiquement soutenu la Jeune Garde lors des débats sur sa dissolution. Un soutien qui apparaît aujourd’hui comme un piège, alors que des membres présumés du groupe sont soupçonnés d’avoir participé au lynchage de Quentin Deranque, roué de coups par des encapuchonnés en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon.

Le député Raphaël Arnault, soutenu par les cadres LFI, a de son côté lâché son assistant et ami Jacques-Élie Favrot.

L’autopsie a révélé une commotion cérébrale irréversible et une fracture temporale, des lésions « au-delà de toute ressource thérapeutique », selon les experts. Les enquêteurs s’appuient sur des vidéos, témoignages et données téléphoniques pour identifier les auteurs des coups fatals.

Le procureur Thierry Dran a qualifié les faits de « meurtre », soulignant les violences aggravées par l’utilisation d’armes improvisées et la dissimulation des visages.

L’ancien chroniqueur à Médiapart Hubert Huertas évoque ainsi sur X : « Quatre militants dont l’assistant parlementaire du député Raphaël Arnaud interpellés. Pour LFI, dont La Jeune Garde était une dépendance assumée, affichée, revendiquée, l’affaire Quentin Deranque est bel et bien sismique ».

Ces arrestations interviennent dans un climat de tension extrême à Lyon, où les nationalistes appellent à une manifestation en hommage à Quentin, à l’instar du groupe France Audace.

Après une série de guet-apens fomentés par l’extrême gauche, le risque d’une riposte musclée des organisations radicales de droite inquiète les autorités. 

Six jours après le meurtre de Quentin, les arrestations pourraient cependant un peu calmer les esprits tandis que le débat s’est largement exporté dans les rangs de l’Assemblée nationale.

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