Violences sexuelles dans le périscolaire parisien : 16 interpellations dans une école maternelle
© Google Street viewSeize personnes ont été interpellées ce 20 mai dans l’école maternelle Saint-Dominique, à Paris, par la brigade de protection des mineurs, dans le cadre de plusieurs enquêtes portant notamment sur des viols, agressions sexuelles et violences sur mineurs. Des sévices dans cet établissement avaient été captés dès le printemps 2025.
Un « vaste coup de filet » dans l’école Saint-Dominique, située dans le huppé VIIe arrondissement de Paris, a été rapporté ce 20 mai par Le Monde, qui évoque une « salve d’interpellations sans précédent dans les affaires qui touchent le périscolaire parisien ». Selon cette source, qui cite le parquet de la capitale française, seize personnes ont été interpellées « au petit matin » par la brigade de protection des mineurs.
Toutes ont fait l’objet d’accusations portant sur des « faits de natures et de gravités différentes » contre des enfants dans des écoles parisiennes, a précisé le ministère public.
Le quotidien français rappelle que « des violences » au sein de cet établissement avaient été révélées par un Cash Investigation diffusé sur France 2 fin janvier. « Une journaliste en immersion y avait notamment filmé, en caméra cachée, des animateurs hurler sur des enfants de maternelle terrorisés dans le réfectoire et le préau, ainsi qu’une animatrice embrasser sur la bouche un petit garçon dans la cour », a relaté Le Monde à propos d’images diffusées plus de neuf mois après avoir été filmées. Un délai qui a valu à l’équipe de production de l’émission d’être visée par une plainte pour « non-dénonciation de mauvais traitements ».
Quand l'opposition dénonçait « le déni » de la majorité d'Anne Hidalgo
Une diffusion à la suite de laquelle 73 parents d’enfants scolarisés dans le quartier avaient porté plainte contre X et neuf animateurs avaient été suspendus. « Cette plainte collective s'ajoute à d'autres, distinctes et individualisées, émanant de parents des mêmes écoles pour viols, agressions sexuelles et atteintes sexuelles sur mineurs, déjà déposées », avait précisé RTL, qui avait révélé cette action en justice.
« Aucune action majeure n’a été mise en place pour connaître l’ampleur des faits commis », avait déploré à l’époque la candidate Les Républicains à la mairie de Paris, Rachida Dati, après avoir claqué la porte du dernier Conseil de Paris avant les municipales, alors dirigé par la maire socialiste Anne Hidalgo, afin de dénoncer le « déni » de la majorité face aux violences sexuelles dans le périscolaire.