Tensions dans le Golfe après une nouvelle vague de frappes entre Washington et Téhéran
© Getty ImagesLes pays du Golfe et la Jordanie ont intercepté des missiles et des drones iraniens après des frappes américaines contre l’Iran. Les attaques ont visé plusieurs installations liées aux forces américaines dans la région. Le détroit d’Ormuz demeure l’épicentre des tensions entre Téhéran et Washington.
Les défenses aériennes de plusieurs pays du Golfe et de la Jordanie ont été mobilisées tôt dans la matinée de ce 12 juillet après une série de tirs de missiles et de drones iraniens en réponse aux frappes américaines menées contre l’Iran. Les Émirats arabes unis, le Qatar, le Koweït et Bahreïn ont alerté leurs populations face aux risques d’attaques.
Au Qatar, trois personnes, dont un enfant, ont été blessées par des éclats d’obus après l’activation des systèmes d’alerte. En Jordanie, trois missiles iraniens se sont écrasés sans faire de victimes. Les autorités des Émirats arabes unis ont également annoncé avoir activé leurs dispositifs de défense aérienne.
Vers une reprise des combats ?
Le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien (CGRI) a affirmé avoir visé plusieurs installations militaires américaines dans la région, notamment un site radar au Koweït, des infrastructures sur une base en Jordanie et un centre lié à l’aviation militaire au Qatar. Doha a toutefois assuré que les projectiles avaient été interceptés.
De son côté, le commandement central américain (CENTCOM) a indiqué avoir frappé environ 140 cibles militaires en Iran dans la nuit du 11 au 12 juillet, pour la troisième nuit consécutive. Ces opérations faisaient suite à une attaque iranienne contre un navire commercial dans le détroit d’Ormuz.
Selon les autorités maritimes britanniques, un porte-conteneurs a été touché au large d’Oman, obligeant son équipage à évacuer. Le navire, identifié comme le M/V GFS Galaxy, aurait subi d’importants dégâts dans sa salle des machines après une attaque. Parmi les membres d’équipage figuraient 11 ressortissants indiens, dont dix ont été secourus.
Le détroit d’Ormuz reste au cœur de l’affrontement entre Washington et Téhéran. L’Iran a annoncé une nouvelle fermeture de ce passage stratégique, affirmant que le navire visé circulait sur une route non autorisée. Cette zone, par laquelle transite une part majeure des exportations mondiales d’hydrocarbures, constitue l’un des principaux points de tension depuis le début du conflit.