Accusés de toute part, Mélenchon et les Insoumis assurent n’avoir rien à voir avec le meurtre du nationaliste à Lyon

Un jeune militant nationaliste est mort le 14 février des suites d’une violente agression survenue deux jours plus tôt en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Lyon. Face aux accusations de complaisance envers la violence de l’ultragauche, Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise démentent tout lien avec les auteurs.
Le drame oppose militants antifascistes et nationalistes, avec des accusations visant directement La France insoumise (LFI) et son entourage. Dès le 15 février, la pression s’est accentuée sur le parti. Gérald Darmanin, ministre de la Justice, a affirmé que « c’est manifestement l’ultragauche qui a tué », pointant du doigt une « complaisance de La France insoumise pour la violence politique ».
🗨️ “C'est l'ultragauche qui manifestement a tué.
— RTL France (@RTLFrance) February 15, 2026
➡️@GDarmanin, ministre de la Justice, revient sur la mort de Quentin D., étudiant identitaire, suite à sa violente agression à Lyon. #LeGrandJury@publicsenat@Le_Figaro@m6infopic.twitter.com/rtYeJDiZhr
Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, a renchéri le 16 février en estimant que « le lien entre LFI et La Jeune Garde est très fort », évoquant un groupe antifasciste cofondé par le député LFI Raphaël Arnault et dissous en 2025. L’Observatoire des violences politiques, un média consacré aux violences d’extrême gauche en France, accuse notamment Jacques-Élie Favrot, assistant parlementaire de Raphaël Arnault et supposé membre de la Jeune Garde, d’avoir été présent sur les lieux.
👁️ Jacques-Élie Favrot, membre de la Jeune Garde Lyon et assistant parlementaire de Raphaël Arnault, a déclaré par le biais de son avocat qu'il n'était pas responsable de la mort de Quentin.
— L'Observatoire des violences politiques (@Observatoire_VP) February 15, 2026
Cependant, il ne réfute pas sa présence lors du lynchage, ce qui concorde avec plusieurs… pic.twitter.com/v4bXXO3G67
Ce dernier dément « être responsable de ce drame », mais se met néanmoins en retrait de ses fonctions le temps de l’enquête et annonce le dépôt de plaintes en diffamation.
« Nous n’avons rien à voir avec cette histoire »
Jean-Luc Mélenchon, en meeting à Montpellier le 15 février, a fermement rejeté les accusations : « Nous n’avons rien à voir avec cette histoire et ceux qui nous accusent sont des calomniateurs ». Gêné, le chef de file des Insoumis a ajouté : « Nous exprimons notre sidération, mais aussi notre empathie et notre compassion pour la famille, pour les proches », rappelant l’opposition répétée de LFI à la violence.
Nous exprimons notre empathie à la famille du jeune Quentin, mort à l’issue d’une rixe.
— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) February 15, 2026
Nous savons quelle est la douleur d’un parent qui perd un enfant, quelles que soient les opinions portées.
Pour nous, la non-violence est un choix philosophique fondamental. La violence… pic.twitter.com/J28iTrOaUq
Manuel Bompard a martelé sur LCI que « La France insoumise ne porte aucune responsabilité », précisant que le service d’ordre de Rima Hassan n’a eu « aucun contact » avec des groupes extérieurs. Sur les réseaux sociaux, les réactions d’indignation sont nombreuses, notamment dans la classe politique, et des vidéos de Jean-Luc Mélenchon appelant à mobiliser les organisations antifascistes ressurgissent, de même que son soutien historique à La Jeune Garde.
🗣️ Jean-Luc Mélenchon :
— Bleu Blanc Rouge ! 🇫🇷 (@LBleuBlancRouge) February 15, 2026
« Enrôlez-vous dans les associations antifas ! »
Ce jour-là, derrière lui, Raphaël Arnault, député LFI fiché S et fondateur de la Jeune Garde.
À ses côtés, Salah Hamouri, militant du Front Populaire de la libération de la Palestine (organisation… pic.twitter.com/PSBp99RtjR
Le président Emmanuel Macron a, pour sa part, qualifié LFI d’« extrême gauche », dénonçant des « expressions antisémites » dans ses rangs, sans lien direct avec l’affaire.
L’enquête, ouverte pour coups mortels aggravés, progresse avec des témoignages significatifs. Le parquet cherche à identifier les auteurs directs des violences.